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[Par Sintius MALAIKAT]

Membre de la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Rwanda est un pays dont plus de 90% des 12 millions de rwandais travaillent dans le secteur informel (source : Le ministère de la Santé au Rwanda, 2012). Dans un pays affichant un taux de PIB de 4-6% par an (source : Banque Mondiale), 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Pourtant, différents rapports montrent que c’est un pays dont la croissance économique est surprenante. Entre 2001 et 2012, le taux de croissance du PIB réel a atteint 8,1% en moyenne par an, selon la Banque Mondiale.

Source : izuba-rirashe.com

Source : izuba-rirashe.com

Ceci étant posé, comment parler de la croissance économique, sans parler de la santé des habitants ?
« Pour que le droit à la santé soit une réalité, les états doivent créer des conditions permettant à chacun de jouir du meilleur état de santé possible, c’est-à-dire garantir la disponibilité des services de santé, veiller à la santé et à la sécurité au travail et assurer l’accès à des logements adéquats et à des denrées alimentaires nutritives » (Le droit à la santé(OMS), Aide-mémoire N°323,Novembre 2013).
Le projet mutualiste
Comme le montre la VISION 2020 que le pays s’est fixé : «… la mission du ministère ayant la santé dans ses attributions est d’assurer et de promouvoir l’état de santé de la population du Rwanda… » (Vision 2020). C’est dans cette perspective que le gouvernement a entrepris de lancer un projet sur l’assurance maladie.
Le projet pilote des mutuelles de santé au Rwanda a démarré en 1999 dans trois districts, mais d’après une évaluation faite par le MINISANTE, après 2 ans, le taux d’adhésion n’était pas encore satisfaisant avec un taux de moins de 30%. Cette situation ne découragea pas les Autorités. Elles concentrèrent tous leurs efforts autour de la sensibilisation. Ce ce sera plus tard – en 2007 – que le parlement décrétera une loi selon laquelle l’adhésion à une assurance maladie est obligatoire.

Source : http://rwanda-in-liberation.blogvie.com/

Source : http://rwanda-in-liberation.blogvie.com/

Ainsi, l’adhésion à un type d’assurance maladie dépend de différents facteurs : entre autres, le domaine professionnel ou la vie sociale. Par domaine professionnel, on entend toute personne travaillant dans une institution ou un service public/gouvernemental. Elle bénéficie alors d’une assurance maladie dont les cotisations sont partagées entre l’employé et l’employeur. Ces cotisations sont gérées par le RSSB, Rwanda Social Security Board (Agence Rwandaise de la Sécurité Sociale). Quant aux organisations non gouvernementales et autres institutions privées, elles peuvent soit adhérer à la RSSB soit prendre une assurance privée pour leurs personnels auprès des compagnies d’assurance.
Enfin, le reste de la population non couverte par un des autres régimes d’assurance maladie mentionnés doit être couverte par les Mutuelles de Santé. Avec ce système, chaque membre de la famille paye une contribution au début de l’année budgétaire (elle débute le 1 er Juillet) Il reçoit une carte d’adhérent et se fait soigner pendant une année, payant un ticket modérateur (300 frw, soit 0,30 € pour les soins de base, le laboratoire et les médicaments). Cette cotisation doit être de 3000 frw par tête, soit 3,70 € pour des familles économiquement démunies et de 7000 frw ou 8,60 € par tête pour des familles classées dans la catégorie des riches. Notons aussi que le gouvernement prend en charge les cotisations de certaines familles parmi les plus pauvres.
Même si la population a adhéré « à pas de tortue » depuis la mise en place du système, ce dernier devient de plus en plus stable. Il a contribué à réduire le taux de mortalité car, comme c’est écrit sur les cartes des membres, « Avec cette carte, personne ne tombe plus gravement malade à la maison » .

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