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[Par Marie-Angélique INGABIRE]

La communauté sourde participe depuis plusieurs années au festival. Leur présence les aide non seulement à se rencontrer mais aussi à prendre conscience des problèmes qu’affrontent d’autres communautés minoritaires, comme le souligne Laëtitia Morvand, membre du collectif des sourds du Finistère.

Laetitia Morvan et Olivier Schetrit © Marie-Angélique Ingabire

Laetitia Morvan et Olivier Schetrit © Marie-Angélique Ingabire

Conférences, débats, films… toutes ces activités sont organisées de façon à permettre aux personnes sourdes de les suivre, avec des sous-titrages, ou grâce aux interprètes en LSF (Langue des Signes Française). D’où le rôle de Laure Boussard et ses 21 collègues présents au festival.

Des sourds ont souvent besoin d’un interprète dans la vie courante ; à l’hôpital, pour différents services administratifs, etc…Mais l’interprétation exige la confiance. Il n’y a donc aucune distance possible entre interprète et personne sourde. Les sourds ont besoin de comprendre le métier de l’interprète et sa déontologie. « L’année dernière il y a eu des bénévoles interprètes qui travaillaient ensemble et des sourds de l’autre côté, et on s’est rendu compte que chacun restait dans son coin. Des sourds se disaient que ce n’est pas la peine d’embeter ces interprètes professionnels. Il y avait un manque de lien,  en LSF … Tandis que dans d’autres évènements on rencontre des sourds qui jugent le comportement des interprètes incroyable,» explique Laëtitia Morvand.

Une rencontre interne est organisée ce jeudi entre ces deux camps afin de discuter à propos de ce défi qu’est la distance. Laure Boussard trouve ce moment très important dans la transformation du regard que chacun a envers l’autre. « Les sourds et les interprètes se plaignent. Comme au festival il y en a beaucoup, nous avons profité de ce lieu propice pour nous rencontrer entre nous comme le font d’autres communautés, et parler franchement afin d’améliorer la relation entre ces deux groupes qui se côtoient souvent. »

La France compte actuellement autour de 200000 personnes qui parlent la langue des signes. Leur langue date du XVIIe siècle mais a été  reconnue comme « langue à part entière » en 2005.

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