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[Par René DASSIE’]

L’opposition équatoguinéene en exil ne croit pas à l’offre de dialogue du président Obiang Nguema et exige son départ du pouvoir. Telle est la position émise à Paris la semaine dernière par les dirigeants de la Cored.

Théodore Obiang Nngéma

Le Président Obiang Nngéma

La Cored est une coalition des partis politiques d’opposition équatoguinéens dont la plupart des responsables vit en exil et du Parti du Progrès équatoguinéen (PP). Lors d’une conférence de presse jeudi 23 novembre, ceux-ci ont émis de nombreuses conditions pour discuter avec Malabo.
La veille, le président Obiang Nguema, au pouvoir depuis 35 ans avait publié un décret amnistiant tous les opposants politiques en prison ou qui attendent l’issue de leurs procès. Dans la foulée, il avait promis d’organiser mi-novembre un dialogue de réconciliation national. S’adressant aux opposants en exil, il s’était proposé de financer leurs billets d’avion pour qu’ils rentrent au pays participer aux assises nationales.
Une stratégie de neutralisation
Cependant, les dirigeants de la Cored ne croient pas en sa sincérité. Selon eux, il s’agirait d’une nouvelle stratégie mise au point par Malabo pour neutraliser l’opposition. « M. Obiang Guema a toujours usé de multiples stratégies pour détruire l’opposition. C’est cela qui lui a permis de rester aussi longtemps au pouvoir » déclarent les opposants. « Il a aussi essayé de torpiller la Cored, mais au contraire, ses tentatives n’ont fait que renforcer notre détermination à lutter contre son régime », explique Emely Nchama, Secrétaire générale de la Cored.

Des observateurs internationaux bienvenus
Les dirigeants de la Cored dénoncent la gestion patrimoniale de la Guinée Equatoriale devenue riche grâce à l’argent du pétrole par le clan Obiang. Ils veulent bien participer à un dialogue national, à condition que plusieurs conditions soient respectées. En premier lieu, des garanties quant à la sécurité des participants. Pour cela, ils exigent la présence d’observateurs internationaux indépendants et crédibles et la caution de quelques chefs d’Etats africains.
Ils proposent plusieurs noms : les anciens présidents Jerry John Rawlings (Ghana), George W. Bush (Etats-Unis), les anciens premiers ministres José Maria Aznar (Espagne), Tony Blair (Royaume-Uni) ainsi que Ban Ki Moon (ancien Secrétaire général des Nations Unies) et l’archevêque Desmond Tutu (Afrique du Sud), etc.
Les opposants réclament, ensuite, l’acceptation d’une feuille de route de départ pacifique du président Obiang, qui débouchera sur des élections transparentes. Selon Salomon Abeso Ndong coordonnateur de la Cored, M. Obiang pourrait dans ces conditions partir libre à la retraite, et vivre dans son pays. La Cored souhaite enfin le report du dialogue prévu mi-novembre par Malabo, le temps d’organiser sa tenue dans des conditions satisfaisantes pour tous. Ces exigences ont été consignées dans un document intitulé « Condition de Paris », qui sera transmis au pouvoir équatoguinéen.

 

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