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Un poème de Rana ZEID.
Traduit de l’arabe au français par Dima Abdallah‏.

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L’amour
Tend doucement sa main
Près de mon cœur
Grimpe sur l’obscurité légèrement penchée
Le soir,
Le monstre enfonce rapidement
Un couteau dans mes entrailles,
Je ne crois pas à ma mort,
Eux, comme moi, sont des morts mais ils sont oubliés,
Eux telles les algues de mer
Tiennent une petite tortue
Et rient.
Ma hâte veut que j’oublie
Une chose que je ne connais pas,
Elle court comme une folle avec mon monstre fatigué
Pour que je l’oublie
Pour que j’oublie cette terre en dessous de moi
Alors qu’elle m’amadoue
Après trente ans de hâte
Dans les soupirs et les plaisirs,
Je sais désormais que je suis la plus lente
En amour,
Je joue en compagnie de mon monstre avec les ficelles de la mort,
Je lui donne tout mon pain,
Il le mange tel un lapin apeuré
D’un passé qui le poursuit
Laissant la lenteur derrière lui sur la route.

 

 

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