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[Par Yvette MUREKASABE]

Neuf personnes ont trouvé la mort la nuit de samedi à dimanche dans la commune urbaine de Kanyosha. Le faits se sont produits au cours de l’attaque d’un bar vers 20 heures. Les habitants de cette localité qualifiée de contestataire – pour cause de troisième mandat du président Pierre Nkurunziza – accusent la police d’être responsable de cette attaque.

Un policier burundais à Bujumbura se rend sur le lieu d'une attaque à la grenade, le 21 juillet 2015. (AFP PHOTO / CARL DE SOUZA)

Un policier burundais à Bujumbura se rend sur le lieu d’une attaque à la grenade, le 21 juillet 2015. (AFP PHOTO / CARL DE SOUZA)

«Ils étaient tous en tenue policière et ils nous ont intimé de nous coucher et ont commencé à nous tirer dessus».

Freddy Mbonimpa

Freddy Mbonimpa

Le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa reconnaît la mort de sept personnes et parle d’un groupe d’assaillants portant des habits de policiers qui auraient donc commis ces tueries.

Ces tueries ont eu lieu quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum du chef de l’État Pierre Nkurunziza, lancé le 2 novembre. Il appelait les jeunes des quartiers contestataires à déposer les armes, menacés subir des représailles de grande ampleur. Pierre Nkurunziza,le président du Sénat burundais et le premier vice-président ont abondé dans la même direction : «Lancer une action dans les quartiers qui contestent le troisième mandat président Pierre Nkurunziza pour mettre fin à la rébellion».

Certains quartiers de la capitale Bujumbura se sont vidés avant l’expiration de cet ultimatum. Les habitants se sont déplacés vers les communes de la ville et ce dimanche les forces de l’ordre ont commencé à effectuer des fouilles.

(Source : Jeune Afrique)

(Source : Jeune Afrique)

Le délai de l’ultimatum passé,la tension est très tendue dans la capitale. La population craint le pire. Au cours de la semaine dernière seulement, le bilan des victimes s’est accru. Un homme a été abattu par un policier le 6 novembre dans le quartier de Mutakura.
Un défenseur des droits humains a échappé de justesse à la mort dans à une attaque chez lui à Bujumbura, il y a deux mois.

Paul Kagame (source : conakryplanete.info)

Paul Kagame (source : conakryplanete.info)

Le président rwandais Paul Kagame se dit inquiet de la situation sécuritaire chez son voisin burundais. C’était vendredi soir, à 24 heures de la fin de l’ultimatum de son homologue burundais aux « insurgés » qui contestent sa réélection. Lors de ce discours, Paul Kagame s’est indigné des agissements des dirigeants burundais qui « massacrent leur population du matin au soir ».
Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est réuni le lundi 9 novembre sur la situation du Burundi. La France a exhorté la communauté internationale à mettre fin aux violences qui secoue ce pays depuis avril dernier.
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La France a pris l’initiative de la résolution sur le Burundi qui sera débattue au cours de cette semaine. Cette résolution condamne les violences et leurs auteurs et propose des sanctions contre ces derniers. L’ambassadeur adjoint de la France auprès des Nations-Unies, Alexis Lamek, a jugé «particulièrement inquiétantes» les violences et les discours de haine dans cette région d’Afrique centrale. Il est temps que le Conseil de Sécurité « prenne ses responsabilités », « il faut agir », a lancé l’ambassadeur adjoint de la France auprès de l’ONU, Alexis Lamek. « Nous nous souvenons de ce qui s’est passé dans le Rwanda voisin, il y a 21 ans », a rappelé son homologue britannique. « Nous ne devons pas laisser l’histoire se répéter », a insisté Mattyhew Rycroft.

 

 

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