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[Par Makaila NGUEBLA]

C’était deux jours avant le score « coup de tonnerre » du Front National aux élections européennes. De nombreux militants associatifs et des responsables politiques étaient mobilisés ce vendredi 23 mai afin de plaider pour le passeport de citoyenneté universelle. Cela fait trois ans que la Fondation France Libertés, le mouvement Emmaüs International et le mouvement UTOPIA militent pour ce projet. Loin des programmes nationalistes de l’extrême droite, ce passeport humaniste a pour vocation de résoudre l’épineuse question de la liberté de circulation et de favoriser le droit à la résidence dans le monde.

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Le ton était ferme et solennel vendredi matin à l’Hôtel de Ville de Paris.
Tour à tour, les intervenants ont pris la parole afin de plaider pour la même cause: le droit au passeport de citoyenneté universelle. Ce document hautement symbolique permettrait de décloisonner les frontières.
Une idée revendiquée par l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle (OCU), fondée par Emmaüs International, France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand et le Mouvement Utopia. Le projet de ces associations françaises de défense du droit des étrangers est fortement soutenu par la maire de Paris en personne, Anne Hidalgo, ambassadrice de l’OCU. La femme politique est d’ailleurs elle-même originaire d’Espagne et détentrice de la double nationalité française et espagnole. Elle n’a pas pu être là, mais elle était représentée par Hermano Sanchez Ruivo, conseiller de Paris et du 14ème arrondissement.

« La ville de Paris porte en son sein depuis des milliers d’années, cette idée de mobilité et d’accueil. Elle s’implique parce qu’elle est la ville où habitent des milliers de personnes. » a-t-il déclaré au nom d’Anne Hidalgo. Et d’ajouter : «  L’idée de Passeport universel et l’idée de citoyenneté universelle pourraient simplifier tellement la vie de milliards de personnes ».
Plusieurs militants associatifs se sont également exprimés pour expliquer les raisons de leur engagement au sein de l’Organisation pour la Citoyenneté Universelle (OCU).

Jean Christophe de la fondation France Libertés a expliqué que son association visait à favoriser la libre circulation dans le monde entre les personnes.
Dans un contexte où l’ouverture des frontières fait peur en Europe et attise des crispations, David Flacher, porte-parole du mouvement UTOPIA a expliqué que la migration avait des avantages aussi bien pour les pays d’accueil que pour les pays d’origines des migrants. Il a ainsi appellé à la tenue sous l’égide des Nations unies d’une conférence internationale sur la libre circulation et à une politique migratoire humaniste et réaliste.

Les membres de l’Organisation pour la Citoyenneté Universelle (OCU)

Les membres de l’Organisation pour la Citoyenneté Universelle (OCU)

Jean Rousseau, président d’Emmaüs International, a pour sa part fustigé la politique migratoire des pays européens, dénuée selon lui de réflexion et incapable de protéger les personnes.
« Il faut que se construise un espace pour repenser les débats sur les migrations » a ajouté de son côté, Nathalie Pere Marzano, déléguée d’Emmaüs International.

La journée s’est terminée par une remise à titre symbolique de passeports de citoyenneté universelle à des personnalités politiques ou des artistes pour leur engagement en faveur de la citoyenneté universelle. Un moment particulièrement émouvant
Parmi les bénéficiaires: le député européen Daniel Cohn-Bendit. Les larmes aux yeux, il a appelé à l’ouverture de la tête et des coeurs. L’homme politique a vécu une situation d’apatride durant quatorze ans, c’est-à-dire sans nationalité ni pays.
Les autres « citoyens du monde »: l’écrivaine Taslima Nasrin, Rona Hartner, artiste franco-roumaine, Reza Deghati, reporter-photographe, Tiken Jah Fakoly, artiste ivoirien et Miguel Angel Estrella, pianiste argentin.

Tous ont déclaré être honorés et avoir retrouvé leur dignité individuelle et collective par la délivrance de ce passeport de citoyenneté universelle.

Cissokho Ansoumana, porte-parole des sans-papiers

Cissokho Ansoumana, porte-parole des sans-papiers

Cissokho Ansoumana, porte-parole des sans papiers avait reçu l’année dernière ce passeport de citoyenneté universelle, c’était lors de la première édition. « Seul l’Etat de l’Equateur reconnaît ce passeport et autorise à ses détenteurs de rentrer sans visa. » a-t-il fait remarquer, étonné.

Les organisateurs de l’événement ont lancé un appel pour que les participants fassent connaître le passeport de citoyenneté universelle auprès des élus et des mouvements altermondialistes.

Une campagne sera menée à travers le monde auprès des représentants diplomatiques, des institutionnels et des organisations internationales pour étendre l’initiative à l’échelle planétaire.

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